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“Les compétences que le cerveau peut acquérir sont infinies”

“Les compétences que le cerveau peut acquérir sont infinies”

Directeur du département de Neurosciences à l’Institut Pasteur, professeur à l’Université d’Harvard ou encore membre de l’Académie Européenne des Sciences, le professeur Pierre-Marie Lledo est un spécialiste de la dynamique cérébrale, notamment à travers le prisme du management. A l’occasion d’une conférence Seb Talks, organisé en partenariat avec La Tribune, il brosse le profil idéal de ce qu’il appelle « le manager neuro-amical ».

Le manager neuro-amical existe, le neurobiologiste Pierre-Marie Lledo en dresse même le portrait robot : il s’agit, avant tout, d’un manager qui créé un écosystème de bien-être au travail, ne confond pas pression et performance, trouve le ton juste, surprend, encourage, fait confiance… En clair, un manager qui met en place un environnement de travail favorisant l’épanouissement du cerveau.

“Le cerveau ne peut pas être attentif plus de 12 minutes sans décrocher, ne serait-ce que quelques secondes, avant d’être de nouveau concentré. Ce qui veut dire que l’on doit être avare de notre temps d’attention au travail, et ne pas réaliser de multiples tâches à la fois.”

“Notre mémoire se dégrade”

L’occasion, pour Pierre-Marie de balayer une idée reçue : non, notre cerveau n’a pas perdu de ses capacités depuis l’avènement du digital. En revanche, notre cerveau s’adapte, selon le neurobiologiste :

“Avec le développement du digital, notre mémoire se dégrade. Mais cela ne veut pas dire que nous devenons “bêtes”. C’est simplement que les nouvelles technologies transforment notre façon de faire travailler notre cerveau car nous n’avons plus l’utilité d’apprendre des choses par cœur que l’on peut retrouver facilement sur Internet. L’intelligence artificielle nous permet de déléguer des processus mentaux qui nous fatigue. En cela, les ordinateurs et les smartphones sont comme des prothèses mentales.”

lledo

Ce qui amène un questionnement : Quelle place avons-nous, en tant qu’humain, aux côtés de l’intelligence artificielle ?

“Pour répondre à cette question, nous avons besoin de comprendre la singularité de l’humain pour définir les tâches que l’on ne pouvons pas externaliser. Et, l’on ne peut pas déléguer l’intelligence émotionnelle et collective aux algorithmes. Nous ne sommes donc pas prêts d’être « mangé » par la machine, mais nous allons co-évoluer avec l’intelligence artificielle”.

Le cerveau, un organe qui résiste au temps

Et, si l’IA a fait d’énormes progrès ces dernières années, c’est aussi le cas pour la connaissance du fonctionnement du cerveau.

“La dernière grande découverte sur le cerveau, c’est d’avoir compris qu’il n’était pas limité au crâne mais qu’il fonctionne, au contraire, en interface avec le corps”, expose Pierre-Marie Lledo, qui prend pour exemple le cas de dépressions traitées avec des probiotiques.

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Un organe “d’environ 1,5 kg placé entre les deux oreilles” comme s’amuse à le définir le neurobiologiste, qui a également la capacité de résister au temps.

“C’est un fait scientifique : il est impossible de définir l’âge d’une personne grâce à l’observation de son cerveau”, rappelle-t-il.

Tout en prenant l’exemple de personnes âgées – à l’image de Jean d’Ormesson ou Michel Serres, tous deux récemment disparus – qui ont toujours su rester de jeunes adolescents dans leurs têtes.

 

Source : Vincent Lonchampt pour acteursdeleconomie.latribune.fr 

Anne Laure Cohen

Coach depuis plus de 9 ans, ma volonté est de permettre à chacun de se révéler. Mes atouts : Savoir être à l’écoute et « parler vrai », savoir faire preuve d’adaptabilité et de curiosité, viser l’autonomie de mes clients, être empathique et disponible, être diplomate et ouverte d’esprit tant sur le plan humain que sur celui l’entreprise.

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